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| Pascal Haüsermann | Le
voile de béton | Photos de quelques réalisations | Pascal Haüsermann | Some
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PASCAL HAUSERMANN Il est né à Bienne, en Suisse, le 19 novembre 1936. A 23 ans, alors qu'il est encore étudiant à Genève, il réalise sa première maison de week-end en voile de béton projeté sans coffrage, réalisée directement sur une armature métallique, ce qui lui permet de réaliser des formes courbes. Il obtient son diplôme d'architecte en 1962. En 1959, il construit une maison en forme d'œuf, en voile de béton armé sans coffrage, à Grilly, dans l'Ain, ainsi que le prototype d'une cellule d'habitation en matières plastiques à Minzier en Haute-Savoie en association avec Bruno Camoletti et Eric Hoechel. En 1966, avec sa femme et collaboratrice, Claude Haüserman-Costy, il réalise un restaurant et centre de loisirs en montagne à Belledonne, entre Chambéry et Grenoble, ainsi qu'un Centre de Loisirs à Paris. Il construit une Ecole à Douvaine, Haute-Savoie, ainsi que de nombreuses maisons particulières dans les années 1960, en France et en Suisse. Dans le même temps, il édifie le motel l'Eau Vive à Râon l'Etape. Il adhère au G.I.A.P., en 1966, Groupement International d'Architecture Prospective, fondé un an plus tôt par le critique Michel Ragon et les architectes Friedman, Jonas, Maymont, Schein, Schôffer. En 1971, il anime l'Association Habitat Evolutif, qui a pour but de promouvoir modularité en architecture et à défendre la libre expression de l'individu. Avec sa femme, ils mènent pendant une dizaine d'années des recherches fécondes sur la technique des coques de béton sans coffrage, puis en matières plastiques. En association avec Patrick Le Merdy, Haüsermann présente au P.A.N. (Programme d'Architecture Nouvelle), les Domobiles, parties de coques industrialisées en mousse de polyuréthane protégées par du polyester armé. Ces coques, équipées, peuvent être assemblées en usine ou sur le terrain et être insérées dans une structure tridimensionnelle d'accueil. Quiconque peut composer son habitation à son gré, à partir des éléments du catalogue, transformations et extensions ultérieures restant possibles. Cette technique doit permettre un coût avantageux et une grande flexibilité dans la conception de son propre habitat par l'usager. Malheureusement, la crise du pétrole de 1973 vient rapidement mettre un terme à ce projet. Le succès de ses habitations est interrompu par la législation du permis de construire dans les années 1970. Dans les années 1980, il s'occupe donc de projets immobiliers plus conventionnels et est notamment le maître-d'œuvre de la restauration de l'Immeuble Clarté de Le Corbusier à Genève. Aujourd'hui, il vit en Inde avec sa seconde épouse 9 mois sur 12, mais reste fidèle à l'Europe pour le reste du temps. Grâce à une société qu'il a créée en Inde, il en revient à sa philosophie architecturale du début, la seule dans laquelle il puisse croire, et occupe son temps de retraite en créant de nouveaux des espaces-bulles, mais désormais en métal. Parmi ses contemporains et amis, on trouve notamment : Antti Lovag, Jean-Louis Chanéac, Joël Unal, Guy Rottier, Joël Vernier, Benjamin Maneval, Daniel Grataloup … |
PASCAL HAUSERMANN He is an architect who began his activities around 1950 and is one of the rare people interested by the technique of the « concrete veil » , « the free architecture ». His ambition was to offer individual residences, modular,
practical, cheap and very different from the big grey concrete city
districts … He is contemporary with architects in the same field like Antti Lovag, Jean-Louis Chanéac, Joël Unal, Guy Rottier, Joël Vernier, Benjamin Maneval, Daniel Grataloup …
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LA TECHNIQUE DU VOILE DE BETON : LE GUNITAGE Une sorte de mystère entoure ce type de construction en béton projeté. Le procédé employé est pourtant très simple et permet facilement l'auto-construction. Elle est tellement différente et en rupture avec l'architecture traditionnelle, que peu d'architectes et de constructeurs se sont lancés dans cette aventure. Il faut dire que le gunitage est surtout employé dans des cadres industriels, de gros œuvres ou de réalisations d'ouvrages d'art. Le processus est très simple à mettre
en œuvre : Dans certaines constructions d'Antti Lovag et de Daniel Grataloup, la mise en place de l'isolation thermique et la projection extérieure de béton ont été remplacées par la projection d'une couche de mousse phénolique revêtue d'une étanchéité (Antti Lovag a même testé la projection de béton ou de mousse sur un tissu de type Jersey). En ce qui concerne le motel de l'Eau Vive, l'isolation thermique est réalisée par une mousse de polyuréthane projetée à l'intérieure. Aujourd'hui, cette technique est encore d'actualité, et a été bien améliorée que se soit en terme d'isolation ou dans la nature de la composition du béton projeté.
D'autres images sur www.pascal-hausermann.org |
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